[Histoire d’entrepreneur] OG Conseils Services
19 octobre 2015
http://blog.bolden.fr/wp-content/uploads/2015/10/choisir-plateforme-crowdlending.jpg
Crowdlending : comment choisir sa plateforme ?
26 octobre 2015
bpi france

Elle est déjà venue en aide à plus de 86 000 entreprises en France. En l’espace de deux ans,  Bpifrance s’est imposée comme un acteur incontournable en matière de financement des entreprises.  Gros plan sur sa structure et son fonctionnement.

A l’origine, une volonté de soutien et de simplification

Francois Hollande En 2012, François Hollande, alors candidat à la Présidence de la République, promet de créer une banque publique d’investissement. C’est le premier de ses 60 engagements. Quelques mois plus tard, en janvier 2013, Bpifrance est née. Son objectif est clair : relancer le développement et l’investissement des entreprises grâce à des fonds et des crédits publics. Il s’agit aussi de simplifier le système existant en créant un guichet unique. Car jusqu’alors trois acteurs se partageaient la mission de soutien aux entreprises : la Caisse des dépôts (à travers sa filiale CDC Entreprises) et le Fonds stratégique d’investissement (FSI) qui intervenaient dans le capital des entreprises, et la banque publique Oseo qui apportait le complément de crédits aux PME et aux entreprises innovantes.

Elles sont désormais regroupées sous une même administration, offrant un interlocuteur unique aux entreprises et des délais de traitements réduits.

Structure actuelle de Bpifrance

nicolas dufourcqRappelons que Bpifrance est d’abord une structure publique, actuellement détenue à 50 % par l’Etat et à 50 % par la Caisse des dépôts. Elle est présidée et dirigée par Nicolas Dufourcq, ancien numéro deux de Capgemini. Son Conseil d’Administration est composé de 15 administrateurs où toutes les sensibilités ont un siège : quatre représentants de l’Etat, quatre représentants de la Caisse des dépôts, trois personnalités qualifiées (Amélie Faure, Présidente du conseil d’administration d’Augure, Eric Lombard,  Directeur général de Generali France et  Nicolas Dufourcq)  ainsi que deux représentants des salariés. Les régions jouent également un rôle déterminant dans cette banque, puisque c’est auprès d’elles que les entreprises sont invitées à se tourner lorsqu’elles veulent s’adresser à Bpifrance. Deux places leur ont donc été réservées dans le tour de table.

Enfin un Comité national d’orientation (CNO) est lui chargé de donner un avis sur la stratégie et la doctrine d’intervention de Bpifrance. Il est composé de 27 membres représentant les parlementaires, l’Etat, les régions, ainsi que les organisations syndicales de salariés et d’employeurs. C’est Alain Rousset, président de la Région Aquitaine et de l’Association des Régions de France qui en est à la tête.

Les missions de Bpifrance et sa présence en région

Les missions confiées à Bpifrance sont très larges. De l’amorçage à l’internationalisation des entreprises, en passant par le soutien en fonds propre, il s’agit d’accompagner les entreprises à tous les stades de leur développement. On peut toutefois considérer que Bpifrance a deux casquettes principales, celle de société de financement (BpiFinancement) et celle d’investisseur institutionnel (BpiParticipations). L’établissement peut donc à la fois accorder des prêts aux entreprises et investir en capital dans ces mêmes sociétés.

bpi france regionIl œuvre aussi pour l’internationalisation des PME et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), ce qui s’est traduit en 2014 par le renforcement du partenariat avec Business France (ex-Ubifrance) pour offrir un panel de services (diagnostic, financement et accompagnement local) aux entreprises désireuses de développer leurs marchés à l’étranger.

Par l’intermédiaire de subventions, de prêts et d’investissements, Bpifrance investit également dans des secteurs stratégiques d’avenir. La banque publique se mobilise en faveur du développement des entreprises innovantes, comme les écotechnologies, les biotechnologies et le numérique.

L’établissement finance par ailleurs le développement des entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire. En 2014, 958 structures de l’ESS ont ainsi été accompagnées dans leur développement pour une enveloppe globale de 317 millions d’euros.

La newsletter #Finance, #Fintech et #PME !

Bpifrance a aussi cherché à développer un réseau régional répondant à une logique de proximité. Elle dispose de 42 implantations locales, qui constituent un point d’entrée unique pour les entreprises. Ceci va dans le sens de la simplification promise par l’Etat depuis des années. Ce réseau de points locaux s’appuie sur des partenariats avec les régions : mise en commun des moyens financiers, mais également des outils. Les plateformes régionales d’orientation sont des services en ligne destinés à donner plus de visibilité et de simplicité aux offres proposés par Bpifrance et les régions partenaires.

Quels services pour quelles entreprises ?

Plus concrètement, parmi les solutions de financement proposées aux entreprises figurent l’aide dans les premiers besoins d’investissement (amorçage, garantie, innovation), le soutien à la croissance des PME (prêt, capital-risque, développement, « build-up », garantie),  le renforcement des ETI dans leur développement et leur internationalisation (crédit-export, accompagnement) et la participation au rayonnement des grandes entreprises.

Bpifrance intervient donc auprès d’entreprises de toutes tailles pourvu qu’elles ne soient pas en difficulté structurelles : TPE, PME et ETI principalement, mais aussi GE (Grandes Entreprises) lorsque cela présente un intérêt stratégique pour l’économie nationale, les territoires ou l’emploi.

Empruntez auprès de financeurs français  
sur Bolden

« Ce n’est pas un outil défensif », qui doit voler au secours d’une entreprise en difficulté, mais « un outil offensif », qui doit accompagner la croissance des PME, avait résumé, au moment de sa création, le ministre de l’Economie de l’époque, Pierre Moscovici. Un point de vue aujourd’hui dénoncé par plusieurs parlementaires qui souhaiteraient que la banque publique vienne aussi en aide aux entreprises en difficulté.

Bpifrance a également décidé d’étendre ses critères et d’élargir son offre au profit de projets innovants issus de secteurs divers : marketing, service, innovation sociale. L’an passé, le financement de l’innovation a pour la première fois dépassé le milliard d’euros.

Bpifrance en chiffres

vallsBpifrance dispose d’un budget de 42 milliards d’euros jusqu’à 2017, dont  12 milliards destinés aux garanties, 10 milliards aux fonds propres et 20 milliards pour proposer des prêts. Une rallonge de 2,1 milliards d’euros a également été annoncée en avril dernier par Manuel Valls afin de renforcer les moyens d’intervention de l’établissement.

Au total, Bpifrance a soutenu 86 000 entreprises en 2014 avec un financement s’élevant à 12,5 milliards d’euros. 15% des TPE créees cette année-là ont pu bénéficier de ses services, ainsi qu’un tiers des ETI. Il faut également noter la très forte augmentation du financement à l’export (+262% entre 2013 et 2014). Il s’élève désormais à plus de 400 millions d’euros : le gouvernement en a fait l’une de ses priorités pour 2015.

Plusieurs projets en exemple

Bpifrance est régulièrement citée dans la presse économique pour ses participations au sein d’entreprises. La banque publique a par exemple accordé plus de 10 millions d’euros au programme ALIPEX afin de développer un antimicrobien de nouvelle génération, dans le cadre de son programme d’Innovation Stratégique Industrielle.

Elle a également investi 5 millions d’euros aux côtés d’Areva dans la société Nénuphar, pionnier de l’éolien vertical flottant, à l’occasion d’une augmentation de capitale de 15 millions d’euros.

Mais la banque investit également dans des industries plus traditionnelles qui ont à cœur d’innover. Récemment, Bpi France, à travers son fonds dédié Société de Projets Industriels et en association avec le fonds Springwater Capital, a décidé de soutenir un projet d’usine de pâte à papier à Voreppe, en Isère. 15 millions d’euros ont été débloqués. «  La banque apporte une crédibilité, une vision industrielle et le soutien d’une équipe pour notre premier investissement en France », a confié Jules Domenichini, responsable de Springwater Capital, dans une interview aux Echos datée du 1er octobre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *