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ISF, décryptage
3 novembre 2015
Revue de Presse
Revue de Presse #fintech, #pme & #finance du 13 Novembre 2015
13 novembre 2015
finance pme

Une bonne gestion de ses finances est primordiale pour assurer la pérennité de sa PME. C’est pourquoi il est nécessaire d’y apporter une attention toute particulière et ne pas se contenter de surveiller simplement son solde bancaire.

BFR, FR, coût de revient, seuil de rentabilité, gestion des stocks… autant de notions qu’il vous faut non seulement comprendre mais également maîtriser. Découvrez nos 6 règles d’or afin d’optimiser les finances de votre PME.

La Trésorerie de votre PME

Comprendre et gerer sa tresorerie

La trésorerie est l’ensemble des sommes d’argent directement disponibles, qu’elles soient sur un compte bancaire ou en caisse.

Tout chef d’entreprise se doit d’optimiser la gestion de sa trésorerie afin de bien contrôler les flux entrants et sortants. Pour cela, il faut tout d’abord appréhender les notions de BFR (besoin en fonds de roulement) et de FR (fonds de roulement) inhérentes au calcul de la trésorerie.

Trésorerie = FR – BFR

Le fonds de roulement est la différence entre l’ensemble des capitaux permanents (capitaux propres et emprunts) et les immobilisations (achat d’un bien servant de façon durable). Il s’agit donc des fonds disponibles pour exercer son activité.

FR = capitaux permanents – immobilisations

Le besoin en fonds de roulement correspond à la somme des capitaux nécessaires pour assurer le cycle d’exploitation. En d’autres termes, les besoins de l’entreprise pour fonctionner au quotidien. Pour calculer le BFR, il faut additionner les sommes permettant la constitution des stocks et les crédits accordés aux clients (créances en attente de paiement) et soustraire les crédits fournisseur (les dettes fournisseurs).

BFR = stocks + crédits clients – crédit fournisseurs

Découvrez un exercice pour vous familiariser avec ces trois notions et ainsi mieux comprendre les finances de votre PME.

tresorerie TPE En quoi le FR et BFR sont-ils si importants ? Ces deux notions sont capitales car elles déterminent l’équilibre financier de votre PME. Voici deux exemples pour mieux comprendre :

  • Dans le cas d’un besoin en fonds de roulement négatif, les ressources d’exploitation sont supérieures aux dépenses d’exploitation. Cela signifie que l’entreprise n’est pas dans l’obligation de financer ses besoins à court terme. C’est le cas notamment de la restauration qui est payée au comptant par les clients alors qu’elle dispose généralement de délais de paiement vis-à-vis de ses fournisseurs.
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  • Dans le cas d’un besoin en fonds de roulement positif, l’entreprise dispose de ressources d’exploitation inférieures aux dépenses. Ainsi, elle sera obligée de combler les besoins financiers nécessaires à son activité quotidienne en injectant des fonds propres ou en empruntant. Dans cette situation, il convient d’être très attentif à sa trésorerie afin d’éviter les problèmes de liquidité, voire la cessation des paiements.

On comprend donc qu’une bonne trésorerie peut passer par plusieurs actions : diminuer l’importance de ses stocks, limiter les créances clients, facturer plus rapidement ou encore augmenter les délais de paiement auprès des fournisseurs. Autant de pistes pour optimiser les finances de sa PME.

Il n’y a pas de petites dépenses pour une PME

Maitriser ses couts

La rentabilité ne passe pas uniquement par les ventes. Une meilleure maîtrise de ses coûts peut être particulièrement bénéfique à la santé financière de votre entreprise.

Coûts fixes, coûts variables, charges… autant de dépenses du quotidien sur lesquelles il est possible de jouer. Une pratique d’autant plus importante à mettre en place pour les PME pour qui il n’y a pas de petites dépenses. Pour mieux maitriser ses coûts, et notamment ses frais généraux (ensemble des coûts de fabrication autre que la main d’œuvre et les matériaux directs), différentes pistes s’offrent à l’entreprise :

  • Réduire les charges : électricité, location de locaux, entretien… des postes de dépenses qui peuvent miner la trésorerie d’une PME. Pour diminuer ces coûts, il est possible de renégocier ses contrats d’énergie, de téléphonie ou son bail, délocaliser son entreprise à la périphérie des villes, opter pour le télétravail…
  • Faire le choix de la dématérialisation : l’impression systématique de documents peut représenter un coût non négligeable pour une PME. Opter pour une gestion 100% électronique permettra de faire de petites économies au quotidien tout en s’inscrivant dans une politique de développement durable.
  • Oser la centralisation : plutôt que de laisser chaque salarié passer des commandes au compte-gouttes, laissez la gestion de l’ensemble des achats à une seule et même personne. Ce choix permettra de faire des économies d’échelles importantes sur tous les principaux achats du quotidien de l’entreprise.
  • Mettre en place un outil de reporting : analyser chaque mois l’évolution de l’ensemble de ses frais généraux permettra de mieux les comprendre. Réaliser un audit de chaque poste de dépenses permettra en outre de détecter d’éventuelles anomalies qu’il sera alors possible de corriger.

Interpréter le Bilan et le Compte de Résultat

Mieux comprendre ses comptes

Comprendre ses comptes, que cela soit le bilan ou le compte de résultat, est incontournable pour mieux appréhender la santé financière de son entreprise et ainsi optimiser la gestion des finances :

Le bilan

Le bilan est une photographie de l’entreprise à un moment donné. Il se présente sous la forme d’un tableau composé de deux parties : le passif et l’actif. L’actif correspond à tout ce que possède l’entreprise. Cela comprend notamment l’actif immobilisé (fonds de commerce, machines etc.) et l’actif circulant (stocks, créances clients etc.). Le passif correspond aux ressources de l’entreprise : capital social, dettes à court terme, résultat…
Bien que le bilan soit une image représentative de la situation à un instant T, son analyse permet de tirer plusieurs enseignements. Une entreprise pourra notamment déterminer s’il y a eu destruction ou augmentation des valeur et contrôler que les équilibres financiers sont bien respectés.

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Le compte de résultat

Le compte de résultat, quant à lui, indique l’ensemble des charges et des produits d’une entreprise sur un exercice comptable. Son analyse permet de déterminer les performances d’une PME ainsi que son résultat net. Il se décompose en trois parties : le résultat d’exploitation, le résultat financier et le résultat exceptionnel. Contrairement au bilan, le compte de résultat ne s’intéresse qu’à l’année écoulée. Il permet de mieux comprendre le résultat en fonction de la nature des charges et produits (exploitation, financier, exceptionnel).tresorerie PME
Le compte de résultat est capital car :

  • Il permet de déterminer les distributions de richesse : grâce au compte de résultat, une entreprise peut savoir quels postes consomment la majeure partie des ressources (salaires, impôts, services extérieurs etc.) et ainsi adopter une stratégie en conséquence.
  • C’est un baromètre pour un repreneur : le résultat d’exploitation et le chiffre d’affaires principalement donneront un aperçu de l’état de santé de l’entreprise à un acquéreur éventuel.

Cliquez sur les liens suivants pour tout savoir sur le bilan et le compte de résultat.

Calculer son seuil de rentabilité

Determiner son seuil de rentabilite

Le seuil de rentabilité correspond au chiffre d’affaires qui doit être généré afin que la marge couvre les charges fixes. En d’autres termes, c’est le moment où une entreprise commence à être rentable. Cette notion est étroitement liée au point mort puisque ce dernier est le moment où le seuil de rentabilité est atteint. Connaître le seuil de rentabilité de son entreprise est donc primordial pour déterminer ses objectifs à l’année et ainsi mieux gérer les finances de votre PME.

Prenons l’exemple d’une société vendant des ordinateurs dont les charges fixes sont de 25 000€ par an (CF), les charges variables de 300€ par ordinateur (CV), le prix de vente unitaire de 900€ (PVU) et le nombre d’ordinateurs vendus par an de 800 (QV).

Chiffre d’affaires annuel (CA) = QV x PVU = 800 x 900 = 720 000€
Marge sur coûts variables (MCV) = PVU – CV = 900 – 300 = 600€
Taux de marge sur coûts variables (TMCV) = MCV / PVU = 600 / 900 = 66%
Seuil de rentabilité (SR) = CF / TMCV = 25 000 / 0,66 = 37 878 €

Cela signifie qu’à partir de 37 878 € de chiffre d’affaires (soit 42 ordinateurs vendus) la société commence à dégager des bénéfices.

Point mort = SR / (CA / 360) = 37 878 / (720 000 / 360) = 18

Dès le 18ème jour d’activité, l’entreprise commence à être rentable.

Bien que le seuil de rentabilité soit purement prévisionnel, il reste malgré tout un indicateur utile. En effet, il permet de déterminer si les objectifs sont viables et s’ils assurent la pérennité de la société. Une entreprise ne dégageant des bénéfices qu’au bout de 300 jours aurait plus de chances d’avoir des problèmes de liquidité.

Autre exemple du calcul du seuil de rentabilité appliqué à une entreprise de vente de téléphones portables.

Comprendre son coût de revient

Determiner son cout de revient

tresorerie TPE Le coût de revient d’un service ou d’un produit correspond à la somme de tous les coûts supportés pour la production dudit produit ou service. Pour le déterminer, il est donc important de définir et de calculer précisément les différents coûts liés à la création d’un produit (ou service). En fonction de ce montant, il sera donc possible de proposer un prix de vente qui sera suffisamment élevé pour dégager un bénéfice.

Pour calculer le coût de revient d’un produit, il faut faire la somme des coûts d’achat, d’approvisionnement, de production, de distribution et des coûts administratifs. Pour cela, il faut diviser l’ensemble de ces coûts par le nombre total d’unités vendues.

Une fois le coût de revient déterminé, celui-ci est d’une utilité capitale. Il permet notamment :

  • de ne pas vendre à perte
  • de déterminer si le prix de vente (coût de revient + marge) est adapté au marché
  • de déterminer si le coût de revient est concurrentiel
  • de diminuer les postes qui augmentent le coût de revient

Être vigilant vis-à-vis des stocks

etre vigilant vis-a-vis de ses stocks

Comme nous l’avons vu précédemment, les stocks ont un impact direct sur la trésorerie. Si ceux-ci sont trop élevés, ils augmenteront le besoin en fonds de roulement. De plus, cela pourra également occasionner des problèmes de logistique. À l’inverse, si les stocks sont trop faibles, l’entreprise risque de ne pas pouvoir honorer ses commandes. C’est pour cette raison qu’une bonne gestion des stocks est incontournable.

Pour y parvenir, il est important d’optimiser ses flux d’approvisionnement. Cela passe par la définition d’un seuil d’alerte (à partir duquel une commande est lancée) et de la quantité idéale de produits à commander. Mais pour cela, il faut établir une stratégie sur le long terme en fonction de son activité et de ses besoins du quotidien. Une bonne pratique qu’il est possible de mettre en place uniquement en analysant sur la durée l’évolution des commandes clients afin de pouvoir les anticiper.

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